Le House of Cyber prend forme au sein du Nationaal Cyber Security Centrum (NCSC). Dans la continuité des travaux menés ces dernières années, l’organisation a nommé Dora Horjus comme programmamanager à compter du 1er juillet. L’objectif : structurer la coopération et préparer une nouvelle implantation qui doit permettre, plus encore qu’aujourd’hui, une collaboration concrète entre acteurs publics et privés.
Ce projet vise un futur bâtiment — à terme vers 2030 — où le NCSC pourra associer ses partenaires nationaux du domaine de la sécurité et du cyberespace. En regroupant physiquement les parties prenantes, le NCSC entend renforcer le partage d’informations opérationnelles, la construction de connaissances et, plus largement, l’exécution de sa mission de service public.
Un programme pour faire avancer la coopération et l’hébergement
En tant que programmamanager, Dora Horjus pilote depuis le NCSC deux volets indissociables : d’une part la collaboration stratégique et administrative et, d’autre part, la mise en place de l’hébergement lié au House of Cyber.
Sa mission s’inscrit dans la continuité de responsabilités déjà assumées. Ces dernières années, elle a notamment mené, sur mandat du gouvernement et des ministères concernés — dont celui de la Justice et de la Sécurité (JenV) et celui de l’Économie et du Climat (EZK) — la fusion de trois organisations dédiées à la cybersécurité. Elle a également conduit la transition organisationnelle de l’ensemble du NCSC.
Autrement dit, le poste de programmamanager ne démarre pas de zéro : il s’appuie sur une expérience reconnue dans la consolidation de structures et la mise en cohérence de la gouvernance.
Pourquoi un House of Cyber change la donne
Selon Matthijs van Amelsfort, directeur général du NCSC, la réalisation d’un bâtiment partagé constitue une étape importante pour l’avenir. La cybersécurité, rappelle-t-il, ne s’arrête pas aux frontières géographiques, sectorielles ou organisationnelles.
Dans cette logique, un House of Cyber vise à créer une « condition préalable » à une coopération plus opérationnelle. Le bâtiment doit faciliter l’échange d’informations, améliorer la capacité de construction de connaissances et renforcer les synergies entre les parties prenantes.
Le choix d’un espace physique n’est pas anodin. Quand les équipes et partenaires se retrouvent dans un même lieu, les interactions deviennent plus fréquentes et plus directes. Cela peut, en pratique, accélérer le passage de la coordination à l’action.
Renforcer les coalitions public-privé
Eefje Zents, directrice de la Coopération et de la résilience numérique au sein du NCSC, insiste sur un point : en cybersécurité, la coopération est indispensable. Elle souligne que cette nécessité figure également dans les priorités du accord gouvernemental en vigueur.
Dans son approche, le NCSC mise sur des solutions qui prennent forme au sein de coalitions public-privé. Le programme est, selon elle, « entre de bonnes mains » avec Dora Horjus, en raison de son rôle déjà établi dans la dynamique de transformation.
Au-delà du bâtiment, l’enjeu est donc aussi organisationnel : développer des mécanismes de collaboration qui permettent de transformer l’expertise en résultats concrets, au bon moment.
Une implantation visible et lisible pour les entreprises
Le House of Cyber n’est pas seulement pensé pour les partenaires institutionnels. Il doit également renforcer la capacité du NCSC à remplir sa mission auprès d’un public large : les 2,4 millions d’entreprises et d’organisations présentes aux Pays-Bas.
Esther van Beurden, directrice adjointe de la NCTV (Coordinateur national du terrorisme et de la sécurité) et directrice Cybersécurité, résilience et menaces étatiques au sein de l’organisation, rappelle que les dernières années ont été consacrées à rendre le pays plus résilient sur le plan numérique. Dans cette trajectoire, des étapes réglementaires et de gouvernance jouent un rôle majeur.
Par exemple, l’entrée en œuvre de la loi sur la cybersécurité (Cbw) est prévue pour le 15 août prochain. Dans le cadre du système de cybersécurité, le NCSC occupe aussi un rôle central en tant qu’organisateur-coordinateur d’exécution. C’est précisément dans ce contexte qu’une implantation visible et reconnaissable devient une prochaine étape.
L’idée est simple : un lieu identifié, stable et clairement associé au NCSC doit soutenir la mission de service public et faciliter un renforcement de la collaboration avec d’autres organisations de sécurité et d’expertise.
Une feuille de route vers l’échéance autour de 2030
Le projet vise une nouvelle mise en place des locaux à un horizon d’environ 2030. Le NCSC prévoit de pouvoir s’y installer avec la Défense et d’autres partenaires du domaine national de la sécurité et du cyberespace.
Cette approche s’appuie sur une coopération de plus en plus structurée, qui doit pouvoir s’étendre dans la durée. En nommant une programmamanager dès maintenant, le NCSC cherche à garantir la cohérence entre la planification des décisions stratégiques et la préparation concrète de l’hébergement.
La nomination de Dora Horjus, effective à partir du 1er juillet, marque ainsi une étape opérationnelle. Elle permet de donner une impulsion à la fois à la gouvernance du programme et à l’avancement des travaux préparatoires.
Vers un House of Cyber plus concret au quotidien
Au fond, le House of Cyber répond à une réalité : les défis cyber ne se traitent pas isolément. Les réponses nécessitent des échanges rapides, des retours d’expérience, et une collaboration constante entre parties prenantes.
En combinant des responsabilités liées à la coordination stratégique et au pilotage de l’hébergement, Dora Horjus doit contribuer à rendre ce concept tangible. Le résultat attendu : un cadre physique et organisationnel mieux adapté pour soutenir la coopération public-privé, l’échange d’informations et le travail commun autour des enjeux de cybersécurité.
Pour le NCSC, il s’agit aussi d’augmenter la lisibilité de son rôle auprès du terrain — des entreprises aux organisations — notamment dans une période où le système de cybersécurité poursuit sa structuration.
Conclusion
Avec la nomination de Dora Horjus comme programmamanager, le NCSC franchit une étape décisive pour le House of Cyber. Le projet vise une implantation partagée, pensée pour renforcer la coopération entre acteurs publics et privés, et pour soutenir la mission de cybersécurité du NCSC dans les années à venir, avec un objectif d’installation autour de 2030.
En s’appuyant sur une expérience de transformation organisationnelle et de consolidation de structures, Dora Horjus aura pour rôle de relier gouvernance, coopération et hébergement — afin que le House of Cyber devienne, dans la pratique, un lieu où l’action se construit ensemble.
Source: https://www.ncsc.nl/nieuws/dora-horjus-programmamanager-house-of-cyber-bij-ncsc
